VACANCES MAIS DE QUOI?

A peine l’été arrivé, nous voici cette année qui nous plaignons des fortes chaleurs, appelant de nos vœux le début des vacances. Même si tous ne suivent pas ou plus le rythme scolaire ou des entreprises, les mois de juillet et août évoquent néanmoins pour beaucoup les vacances, le repos, les voyages, ou les retrouvailles familiales. Un temps pour souffler, oublier les problèmes du quotidien, mettre de la distance entre soi et les tâches ou sollicitations habituelles, se ressourcer. La fatigue et le désir de repos ont toujours fait partie de l’histoire de l’humanité, et chaque société et époque a cherché ses propres solutions à la question ; en région parisienne, dix mois souvent très denses suivis de deux mois de pause dans la vie individuelle et sociale. Jésus fit une proposition différente à ses disciples : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. » (Matthieu 11,28-30)
Le problème avec les grandes vacances est que la liberté est, à y réfléchir, de courte durée, car la prochaine rentrée ne manquera pas d’arriver, et souvent de faire monter le niveau de stress au fur et à mesure qu’approche la date fatidique du 1er septembre. A moins que vous fassiez partie de ceux qui partent au large après la haute-saison, ou des heureux qui attendent impatiemment la reprise ? Dans l’évangile, Jésus ne propose pas de mettre notre vie entre parenthèses pour des vacances plus ou moins longues, mais nous offre un accueil qui permet de se défaire définitivement de nos fardeaux, de trouver du repos durable. Ce repos va de pair avec de nouvelles obligations, préoccupations, exigences, mais qui sont légères et non écrasantes, dans la douceur et l’humilité. De ces exigences de l’évangile, il n’y a pas de repos ni de reprise, car l’amour du prochain ne connaît pas de vacances – ni l’amour de Dieu pour nous.

Eva Guigo

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