Prédication du dimanche 15 janvier

Nous étions plutôt heureux, la semaine dernière, avec nos mages, leurs cadeaux… Mais nous voilà revenus à l’Evangile selon Jean et son message théologique bien plus que narratif.

Et on ne peut faire l’impasse des trois incontournables informations que Jean nous donne, les mettant dans la bouche de Jean le baptiseur, trois informations sur Jésus qui impactent notre relation avec lui et notre compréhension du salut :

  • Jésus en tant qu’agneau de Dieu
  • Jésus recevant la colombe de l’Esprit
  • Jésus en tant que fils de Dieu

Et une information qui me semble centrale pour nous : cette répétition par deux fois de «  et moi je ne le connaissais pas ».

Je vous propose de nous arrêter donc sur ces trois aspects de Jésus puis sur ce «  et moi je ne le connaissais pas ».

Tout d’abord, Jésus agneau de Dieu.

Bien des théologies s’affrontent autour de cette image.

On ne doit pas oublier que Jean est l’évangile le plus tardif (environ 92).

La majorité du peuple d’Israël attendait un Messie-roi : il régnerait à Jérusalem (ce qui supposait que les Romains ne seraient plus les maîtres), le pays serait libéré de la tutelle étrangère (l’occupation romaine), on connaîtrait enfin la sécurité, la paix, le bonheur. Alors un messie-agneau !

L’un des messages centraux est donc que le Messie qu’on attendait n’était pas du tout celui qui allait venir !
La notion d’agneau fait penser d’abord à l’agneau pascal : le rite de la Pâque chaque année, rappelait au peuple que Dieu l’avait libéré ; la nuit de la libération d’Egypte, Moïse avait fait pratiquer par le peuple le rite traditionnel, mais il avait insisté « désormais, chaque année, ce rite vous rappellera que Dieu est passé parmi vous pour vous libérer. Le sang de l’agneau signe votre libération ».
L’Agneau fait penser aussi au Serviteur de Dieu dont parle le deuxième livre d’Esaïe (53) : il était comparé à un agneau innocent qui portait les péchés de la multitude.

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