Joyeuses Pâques

 paques

Jésus est ressuscité !

Cette fête nous oblige à prendre position.

Pâques c’est un démenti final, absolu au silence et au néant. C’est l’affirmation qu’en dépit de leurs présences inévitables, souvent brutales, les différents obstacles comme la mort n’ont pas d’avenir, n’ont pas le dernier mot.

De façon la plus concentrée, la plus condensée, la plus ultime, Pâques c’est dire : face au chaos qui nous entoure, face à l’abîme du néant : il y a un lieu, un homme, un événement, qui se donne en alternative ultime et qui affirme la supériorité, la victoire de la vie sur la mort. C’est la raison pour laquelle c’est la fête la plus importante.

Elle change mon quotidien :

Soit, et cela à chaque instant de vie, nous décidons de témoigner de Pâques.

Soit, nous décidons de rester dans le vendredi Saint.

Et cela transforme nos vies, toutes nos vies, tous nos instants de vie.

Soit, nous laissons pressentir une autre dimension que celle du néant et de la fuite,

Soit, nous restons paralysés dans ce cycle infernal de l’horizon fermé.

Laissons-nous habiter par le message de Pâques, celui qui renverse la table, renverse les tombeaux, celui qui ouvre l’horizon, qui va jusqu’à chercher nos fardeaux et nos corps rigides.

Pâques rappelle la remontée du Christ de cet enfer. Il est vivant, il rend vivant ceux qui se laissent éclairer par la lueur de l’aube pascale.

Pâques c’est dire non au néant. Donner la parole à la création, donner de la place aux gestes de résistance à toutes les formes de morts, que ce soit des disputes les plus simples, aux conflits les plus complexes.

Pâques, c’est opter tous les jours de notre vie, même dans les tous petits gestes, aux gestes de vie et non aux gestes de découragement, de pessimisme, de mort.