Le Service Diocésain pour les Relations avec le Judaïsme (64)

vous invite à une conférence débat

 

par ANDRE WENIN  (Bibliste à l’université de Louvain (Belgique)

 

LA BIBLE

légendes pour d’autres temps ou source d’inspiration pour aujourd’hui ?

                                       Dimanche 13 mai 2018 à 17 H

Maison diocésaine, 10 avenue Darrigrand   Bayonne

   

 La Bible, légendes pour d’autres temps ou source d’inspiration pour aujourd’hui ? 

Le lundi 14 mai au CDB, 11 avenue du Béarn à Pau André Wénin animera un atelier de 2 fois 2 heures (10 h à 12 h et 14 h à 16 h) ouvert à tous. A partir de la lecture d’un texte tiré de la bible hébraïque et d’un texte du Nouveau Testament, nous découvrirons l’approche narrative. Enfin à 20 h au CDB le professeur André Wénin redonnera la conférence qu’il aura faite, la veille, à Bayonne.

Le travail d’André Wénin a de multiples racines.

D’abord une lecture sans cesse renouvelée du texte biblique. C’est ce qu’il explique dans l’introduction à son livre : D’Adam à Abraham ou les errances de l’humain (voir ci-dessous).

Ensuite des sessions qu’il a animées : il raconte que tout a commencé avec deux week-ends pour le Centre de Formation Cardijn à Namur dès 1992.

Enfin, la rencontre avec des pionniers du XXéme siècle comme le jésuite Paul Beauchamp, la psychanalyste Marie Balmary ou encore le rabbin Josy Eisenberg et le professeur Armand Abécassis qui, écrit-il, “m’ont donné envie d’aller voir du côté des traditions juives et d’y trouver des intuitions susceptibles de mener plus loin dans l’intelligence du récit et de sa force anthropologique”.

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Les premiers chapitres de la Genèse : texte redoutable s’il en est! Comme d’autres pages archi-connues, il traine dans nos mémoires, couvert de la poussière qu’ont déposée sur lui des siècles de lectures théologiques ou catéchétiques rarement pertinentes au regard du récit biblique. Car ce qui importait dans les commentaires qu’on en donnait était moins le récit lui-même que ce que le commentateur devait dire de la création, de Dieu, de l’homme, du péché originel ou du salut. Le réfèrent n’était pas le texte biblique. C’était l’orthodoxie, le message – chrétien, peut-être. En outre, ces interprétations ont imposé une lecture historicisante des récits dont on pensait qu’ils racontaient « les origines », alors qu’ils cherchent plutôt à dire l’essentiel. Chez bien des lecteurs, elles ont entretenu une culpabilité parfois morbide au moyen de l’affirmation, soi-disant tirée du texte, de l’incapacité congénitale des humains d’épouser les voies de Dieu. Oui : les « vérités » théologiques que l’on sortait de ces récits comme si elles y figuraient en toutes lettres ont longtemps nourri une pensée largement contraire à l’idée d’alliance qui traverse la Bible de part en part. Pensée qui imagine une concurrence radicale entre Dieu et les humains et qui prône la nécessaire soumission de ceux-ci à celui-là. Et comme ce texte se trouve en tête des autres, sa lecture a souvent parasité l’interprétation de ce qui le suit. (Début de l’introduction – p. 9)

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