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Le Mariage Protestant

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Le mariage protestant


Pour les protestants, il s’agit avant tout plus d’une bénédiction de mariage que d’un mariage proprement dit. L’engagement de vivre chrétiennement ensemble se fait d’abord dans le secret des coeurs, puis trouve sa dimension sociale à la mairie, et enfin sa dimension spirituelle à l’église.
Au temple, les jeunes époux disent comment ils veulent vivre leur union.

Les engagements parlent donc de vérité, d’attachement, d’amour et de fidélité. On parle du fond, de la foi et de l’idéal évangélique qui est partagé par les époux, et le pasteur dit sur le couple la bénédiction de Dieu, car se marier dans un temple, c’est aussi affirmer que l’on veut faire cette route familiale avec la présence de Dieu et l’aide de l’Evangile.

La cérémonie

Elle se passe normalement au temple avec le pasteur, et elle est préparée soigneusement avec lui pour mettre au point le déroulement de la liturgie.

Obligatoirement précédée d’un mariage à la mairie, la cérémonie religieuse dure environ une heure, et se déroule à peu près comme dans toutes les confessions chrétiennes, avec comme dans tout culte protestant, une certaine simplicité et un accent porté sur le contenu du message qui est dit lors de la prédication.

Les cérémonies oecuméniques

Aujourd’hui, 9 protestants sur 10 épousent un ou une catholique, et les cérémonies oecuméniques sont donc habituelles.

Elles peuvent se faire:
· Soit au temple avec juste un pasteur si le conjoint catholique ne ressent pas la necessité de la présence d’un prêtre

· Soit au temple avec un pasteur et un prêtre

· Soit dans une église catholique avec un prêtre et un pasteur.

Lorsque un pasteur et un prêtre officient ensemble, le plus fréquent est que la liturgie soit plutôt confiée au prêtre et la prédication au pasteur. Ils se partagent les différents moments pour qu’une impression d’équilibre et de fraternité soit donnée.

La préparation

Il faut prendre contact avec le pasteur au minimum 3 mois à l’avance, et si possible plus tôt pour être sûr de la date et pour avoir le temps de bien préparer ce moment important de toute vie humaine. Les entretiens avec le pasteur visent ensuite à préparer concrètement le déroulement de la cérémonie

  • pour réfléchir ensemble sur le sens biblique religieux et sociologique de la célébration.
  • pour déterminer quelle Parole en sera le coeur.
  • pourque la cérémonie soit dans le ton de ce que souhaitent les mariés.

Combien cà coûte?

Le don que les mariés doivent faire à l’Eglise n’est pas fixé. Par définition un don appelle la liberté et la responsabilité de celui qui le fait. Voici quelques éléments qui doivent permettre d’évaluer le montant juste d’un don à l’occasion d’une bénédiction nuptiale

1 Le don moyen d’une famille protestante en Aquitaine est de 450 euros. La bénédiction nuptiale moment exeptionnel d’une vie n’appelle-t-elle pas un don d’un montant égal si les mariés ne sont pas déjà cotisants. S’ils le sont dans l’absolu la bénédiction ne devrait pas appeler de dons particuliers sinon la volonté de dire sa reconnaissance à Dieu et d’encourager la vie de l’Eglise

2 Le coût total d’un mariage: bague-costumes, restaurant, vin d’honneur…. est très variable. Dans la bible le peuple d’Israël est appelé à donner la dïme, 10% de ses revenus pour le service du temple. Aujourd’hui un protestant réformé donne environ 3% de ses revenus. Il serait donc juste que les mariés donnent à hauteur de 3% des frais engagés pour le mariage.

3 Au cours de la soirée le service d’un Disc-Jockey est souvent rémunéré. Le côut moyen pour une soirée est de 500 euros. L’investissement affectif,l’investissement en temps, la qualité du service offert par le pasteur valent-elles moins que celle d’un DJ?

Une déduction fiscale est possible: il est possible de déduire de son impôt les 2/3 de ses dons. Si vous donnez 500 euros, vous pouvez déduire 500*2/3=333 euros de votre impôt. soit un coût final de 500-333= 167euros. Tout le monde y gagne

Association d’Entraide Protestante – sept 2014

Le conseil de consistoire réuni à Orthez le 26 septembre a longuement échangé sur l’avenir de l’AEP et souhaite vous communiquer quelques informations et questionnements au sujet de l’Association de l’Entraide Protestante. C’est le pasteur Michel JACOB qui a ainsi rédigé ce document.

« L’Association de l’Entraide Protestante (AEP) est une association plus que centenaire que nous connaissons bien dans nos paroisses. Certains de nos membres d’églises sont aussi membres de l’AEP et siègent au CA de cette association. Nous connaissons surtout l’AEP en ce qu’elle est pr opriétaire et gère les maisons de retraite de Lonset Pau mais, et nous le savons moins, elle participe aussi au rayonnement diaconal de certaines de nos paroisses qui font appel à elle. Cette association arrive au bout d’une partie, probablement la plus grosse et la plus visible, de sa mission puisque, après avoir porté deux maisons de retraite et lancé le projet d’une nouvelle et unique maison de retraite, elle a cédé la gestion du tout à la Fondation John Bost. Au moment où cette association se pose la question de son avenir et de son devenir je veux vous rendre attentifs au fait que l’AEP demeure l’outil privilégié de notre action diaconale paroissiale, inter-paroissiale et consistoriale

Je vous invite donc à manifester votre intérêt pour cette association qui fait partie du patrimoine de nos paroisses, association dont nous ne saurions nous passer sans dommages puisque nos paroisses ne peuvent, comme telles et conformément à leurs statuts, avoir une action diaconale qui leur soit propre.

Je crois qu’il nous faut :

  • Informer nos nouveaux paroissiens de l’existence de cette association. Pour cela nous pouvons en parler au moment des annonces, dans nos journaux de paroisses et diffuser le journal édité par l’AEP.
  • Inviter le plus grand nombre à en devenir adhérent. C’est la condition de l’existence et du développement de toute association.

–    Au sein des conseils presbytéraux et des paroisses, du conseil de consistoire, développer, en relation avec l’AEP, une réflexion diaconale en vue d’actions qui répondront à des besoins malheureusement bien présents.
Peut-être avons-nous accompagné l’AEP de trop loinIl. est probablement temps de dire à l’AEP que nous avons besoin d’elle et que nous sommes prêts à nous y engager sauf à ne pas relever le défi d’un engagement diaconal ou à vouloir créer une nouvelle structure. »

Pour le conseil de consistoire. Michel JACOB