Archives pour la catégorie Oeucumenisme

Les protestants pourront bénir les couples homosexuels

Les délégués de l’Église protestante unie de France (EPUdF) ont décidé le week-end du 16 mai d’ouvrir aux pasteurs qui le souhaitent la possibilité de bénir les couples homosexuels mariés. Malgré un texte voté à une quasi-unanimité, la voix des représentants de cette Église est loin d’être monocorde sur cette question.
« Le synode ouvre la possibilité, pour ceux et celles qui y voient une juste façon de témoigner de l’Évangile, de pratiquer une bénédiction liturgique des couples mariés de même sexe qui veulent placer leur alliance devant Dieu. » En adoptant cette phrase, les représentants de l’Église protestante unie de France (EPUdF) ont mis fin, dimanche 17 mai, à un débat de plusieurs années prenant, par 94 voix pour et 3 contre, une décision qui fera date. Témoignant de la tension soudain retombée, de longs applaudissements ont jailli de l’assemblée, réunie pour l’occasion au temple protestant de Sète, dès la fin du vote de ce texte de quatre pages.

Pour traiter de l’épineuse question de la bénédiction des couples de même sexe, les responsables de cette Église protestante avaient choisi d’engager une réflexion plus large : que signifie bénir ? bénit-on des personnes, ou leur projet ? peut-on bénir tous ceux qui le demandent ? une bénédiction doit-elle obligatoirement comporter un caractère liturgique ?… Pendant les quatre jours de ce synode national, les 200 délégués (dont 105 votants) ont patiemment discuté et amendé un texte examiné paragraphe par paragraphe.

Score impressionnant du vote et débats animés

À grands traits, la déclaration diffusée par l’Église unie se décompose en plusieurs points. D’abord, une définition de la bénédiction, tenant en un triptyque : « Accueillir une personne telle qu’elle est, exprimer une promesse faite par Dieu et inviter celui que l’on bénit à regarder sa vie à la lumière de l’Évangile », résume Isabelle Grellier, professeur de théologie pratique à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg et l’un des deux rapporteurs du texte. Puis la possibilité, donnée aux pasteurs, sous réserve de l’approbation de leurs conseils presbytéraux, de bénir les couples homosexuels déjà mariés civilement. Enfin, la mise en place de deux équipes de coordination qui auront pour tâche de conseiller les Églises locales sur l’accompagnement et la préparation des bénédictions de couples de même sexe, et aussi de mettre au point une liturgie spécifique pour ces couples. Elles seront sur pied dès septembre.

Le score impressionnant du vote – quasiment unanime sur une majeure partie du texte – dissimule des débats animés pendant ces quatre jours. « Nous avons pu être déçus, réjouis, apaisés, tranquillisés, tendus ou encore étonnés », a résumé, devant les délégués, le président du Conseil national de l’EPUdF, le pasteur Laurent Schlumberger. « Dieu écrit droit avec des lignes courbes. Souvent, j’y ai pensé, pendant le synode. Et les lignes courbes pour les temps qui viennent, c’est nous », a-t-il poursuivi. Samedi soir, les discussions se sont prolongées tard dans la soirée, plus pastorales finalement que théologiques. Quant au texte final, il a été bouclé à deux heures du matin, intégrant jusqu’au dernier moment les amendements de diverses sensibilités…

La nécessité d’accueillir les personnes homosexuelles

Du côté des partisans, beaucoup ont exprimé la nécessité d’accueillir les personnes homosexuelles à travers ce geste de bénédiction. « Les couples homosexuels sont les seuls à ne pas pouvoir être bénis dans cette circonstance particulière », s’est agacé Romain Gavache, pasteur à Vienne (Isère). « Faut-il attendre son enterrement pour accueillir une personne homosexuelle ? » Beaucoup ont aussi défendu la nécessité d’accompagner des couples déjà très investis dans leur paroisse.

Originaire de Grasse (Alpes-Maritimes), Pierre Bernhard se range dans le camp des pragmatiques : « Je suis persuadé que l’Église n’a plus les moyens matériels de dire non, parce que plusieurs pasteurs le font déjà en cachette et que la loi sur le mariage homosexuel est désormais en vigueur. » Mais cet universitaire à la retraite plaide néanmoins pour que soit maintenue une différence sensible entre bénédiction de couples de même sexe ou de sexe opposé, « car tout ne se vaut pas », plaide-t-il.
La question de l’unité de l’Église a été omniprésente

« Ce n’est pas parce qu’un père et une mère aiment leur enfant qu’ils disent oui à tout », objecte de son côté Valérie Mitrani, pasteure à Tours, en rappelant que « Dieu ne nous donne pas un blanc-seing (et que) notre volonté n’est pas celle de Dieu ». Cette pasteure affirme déjà qu’elle fera partie de ceux qui refuseront une telle pratique. Tout comme Caroline Schrumpf, de Nantes : « Notre Église n’était pas prête à trancher ce sujet : les tensions sont telles qu’il y a forcément des frustrés. Le but est-il de frustrer la moitié de l’Église ? »

Avec une cinquantaine de pasteurs et 100 conseillers presbytéraux, elle a, au début du mois, signé un appel demandant au synode de reporter sa décision. Compte-t-elle quitter l’Église pour autant ? « Je ne pense pas, mais je crois que ce sera vraiment très compliqué dans ma paroisse. Certains paroissiens ne vont pas comprendre ce texte », répond-elle.

De fait, la question de l’unité de l’Église a été omniprésente tout au long des débats. Laurent Schlumberger balaye cet argument d’un revers de main. « Cela concerne un ou deux pasteurs, tout au plus », affirme-t-il. Cette décision peut-elle, à l’inverse, créer un appel d’air et attirer des protestants d’autres sensibilités vers l’Église unie ? « Je ne crois pas. Et s’ils nous rejoignaient uniquement pour cela, ce serait une très mauvaise raison. »

Expliquer le texte voté à l’ensemble des fidèles

Il reste désormais à mettre en œuvre ce texte. « Et il ne faudrait pas aller trop vite », estime Vincens Hubac, pasteur à Paris, non loin de la place des Vosges. Lui a déjà béni un couple de femmes, il y a trois ans, conscient de poser alors un acte « marginal » dans son Église. « Il a fallu les accueillir, revoir les textes, préparer une liturgie particulière, parler de leur foi. Ce n’est pas un acte à poser à la légère : j’ai pour conviction que le message de Jésus bouscule toutes les conventions de manière spectaculaire. Au nom de cet amour, on peut aller assez loin, à condition de faire les choses sérieusement », avance-t-il.

Depuis, le pasteur parisien attendait la décision de son Église avant d’aller plus avant. « À l’avenir, j’aurai certainement quelques demandes, mais je ne pense pas que ce soit le cas de la plupart de mes collègues », estime-t-il. La plupart des pasteurs admettent d’ailleurs qu’ils ne seront que très rarement confrontés à de telles demandes.

Expliquer le texte voté à l’ensemble des fidèles reste l’autre chantier de taille. Cette semaine, Laurent Schlumberger a prévu d’écrire aux 500 paroisses de son Église pour « accompagner notre décision ». La démarche semble indispensable pour certaines communautés très divisées sur l’opportunité de procéder à de telles bénédictions. « Ma communauté est littéralement coupée en deux », rapporte Nary Razanamparany qui préside, à Vichy, un consistoire regroupant cinq paroisses de la région. « Je sais déjà que mon conseil presbytéral y est vivement opposé, et que beaucoup ne comprendront pas cette décision du synode », glisse pour sa part un pasteur du centre de la France.

Dernière lettre adressée par Laurent Schlumberger dans les prochains jours : celle envoyée à ses partenaires des autres Églises chrétiennes, dont l’Église catholique, pour prévenir toute tension œcuménique. « Cette décision ne nous éloigne pas, a-t-il prévu d’écrire en substance. Mais cela confirme nos divergences sur les questions touchant à la sexualité et à l’éthique. »

Pasteur du Dimanche

 

PASTEUR DU DIMANCHE

SITE DU PASTEUR DU DIMANCHE

Pasteur du dimanche…

L’objectif de «  » est de proposer une parole courte sur une actualité et un texte biblique qui invite à aller plus loin. Ces petites vidéos ont l’avantage de pouvoir être diffusées sur différents supports mobiles et sur les réseaux sociaux. Là, les paroles sont alors commentées et deviennent le lieu de contacts et de débats entre des personnes d’origines très différentes. Elles sont une invitation à la lecture et à une rencontre réelle avec nos communautés. Ce site est un outil supplémentaire et complémentaire des autres moyens de communication. Il permet d’être présent, visible et audible au service de l’Evangile.
N’hésitez pas à partager sur internet celles qui vous touchent.

 

Journée mondiale de la prière avec les Bahamas

Vendredi 6, à 17h30 au temple de Bayonne,   journee de la prieremains priere

 La Journée Mondiale de Prière (JMP) est la plus grande initiative oecuménique

de femmes chrétiennes de toutes traditions. Par cette journée, les femmes affirment
que prière et action jouent un rôle essentiel dans le monde et ne peuvent être dissociées.
La charte de la JMP se décline en trois mots : s’informer, prier et agir. Pendant
24 heures, dans plus de 180 pays, nos soeurs des Iles Bahamas vont nous entraîner
dans l’aventure d’un amour infini, d’un amour absolu, celui de Dieu. Des ténèbres à la Lumière
Les Bahamas, îles de rêve, mais aussi îles où des êtres humains sont victimes
pauvreté, de violence, d’injustice. Ce que fait Jésus en lavant les pieds de ses
disciples est un symbole d’amour absolu et d’une humilité véritable. En tant que
disciples, nous sommes appelés, nous aussi, à servir. En écoutant nos soeurs
Bahamas, nous découvrirons que cet amour absolu est source de transformation dans
leur vie. Grâce à elles, nous prendrons le temps de réfléchir à cette question :
comment nous laissons-nous saisir par cet amour absolu de Dieu ?

Réactions des Eglises à la suite de l’attentat dans les locaux de Charlie Hebdo

En réponse à l’appel du Président de la République, je veux encourager les
membres des Eglises, œuvres et mouvements de la FPF à se joindre à la marche républicaine qui aura lieu dimanche 11 janvier à Paris, mais aussi à toutes les initiatives identiques prévues partout en France. notamment à Bayonne le 10 janvier à 14H
L’élan de fraternité qui nous anime et la volonté de réaffirmer de façon solennelle notre attachement aux valeurs qui fondent la République doivent nous mobiliser.
La liberté de conscience, au principe même de la foi protestante et vécue au nom de Jésus-Christ, est imprenable. 

Merci de manifester sans signe ostentatoire ni bannière.   

François Clavairoly
Président de la Fédération protestante de France 

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Déclaration lue à 12h devant les journalistes rassemblés à la Mosquée de Paris à l’issue de la réunion périodique de la CRCF.

Paris le 8 janvier 2015

Nous venons d’observer ensemble la minute de silence décrétée par le président de la République.

Au lendemain de l’horrible attentat perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo qui a fait 12 victimes et 11 blessés, nous voulons exprimer ici notre plus vive émotion et surtout notre affection et notre solidarité pour les victimes, leurs familles, leurs proches, leurs amis.

Nous les responsables de culte en France réunis aujourd’hui nous voulons en appeler à la fraternité. Nous en appelons à la conscience et à l’engagement de tous les citoyens de ce pays. Nous appelons chacun à s’associer dans cet esprit de fraternité au rassemblement organisé ce dimanche et au deuil national décrété par le président de la République mais aussi, nous demandons à nos fidèles, d’observer un temps de jeûne, chacun selon sa tradition.

Nous sommes unanimes dans la défense des valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité, et en particulier, la défense de la liberté d’expression. Nous nous engageons à poursuivre cet élan de partage, de dialogue et de fraternité.

Participaient à la réunion d’aujourd’hui : Mgr Georges PONTIER et Mgr Pascal DELANNOY (Conférence des Evêques de France) – Le pasteur François CLAVAIROLY et le pasteur Laurent SCHLUMBERGER (Fédération Protestante de France) – Le Métropolite Emmanuel et le Métropolite Joseph, ainsi que Carol SABA (Assemblée des Évêques Orthodoxes de France) – Monsieur le Grand Rabbin de France Haïm KORSIA et M. Joël MERGUI, président du Consistoire (Consistoire israélite de France) – Le recteur Dalil BOUBAKER et M Anouar KBIBECH (Conseil français du culte musulman) – Mme Marie Stella BOUSSEMART et M. Olivier WANG-GENH (Union bouddhiste de France)

 

L’Eglise vit de rencontres

Un élan pour une Église de témoins

L’Église vit de rencontres. C’est sa raison d’être, son chemin, son horizon. La première d’entre elles, c’est la rencontre avec Dieu. Il s’avance, lui, à la rencontre de chacune, de chacun. Il ne reste pas dans un ciel inatteignable mais il vient, sans condition, dans le quotidien de notre vie, là où nous sommes, là où nous en sommes. Jésus, le Christ, a rendu Dieu présent au milieu des hommes : inattendu, proche, libérateur, insaisissable, fidèle…

Il est en quelque sorte la rencontre personnifiée entre Dieu et l’humain, renouvelée chaque jour. L’Église naît de cette découverte, de cette bonne nouvelle, de cette rencontre-là. Elle en vit, elle la célèbre, elle veut en témoigner.

C’est pour élargir ce désir de rencontre, pour le porter plus loin, que l’Église protestante unie a été créée.

La tradition luthérienne et la tradition réformée, qui se sont parfois vivement opposées au cours de l’histoire, ont décidé de s’accueillir au sein d’une même Église. C’est comme une hospitalité nouvelle.

Cette hospitalité a été rendue possible grâce au mouvement œcuménique, cette marche vers l’unité qui depuis un siècle renouvelle les Églises. Elle est une impulsion pour une hospitalité plus large, un appel à la confiance en l’autre et en demain, un élan pour une Église de témoins.

Car être témoin de Jésus, le Christ, c’est cela : dans des rencontres quotidiennes, se découvrir frères et sœurs devant lui, grâce à lui, bien au-delà des appartenances, des limites et des frontières que nous imaginons. Et contribuer ainsi à rendre ce monde vivable et vraiment humain. C’est notre vocation et c’est notre volonté.

L’année 2017 sera une étape nouvelle et importante sur ce chemin. Cette année-là, on fêtera les 500 ans de la Réforme protestante. L’Église protestante unie de France veut saisir cette occasion, cet anniversaire. Pour se mobiliser pour l’Évangile. Pour exprimer, avec le concours de tous, sa manière de le comprendre et de le vivre aujourd’hui. Et pour le partager avec toutes celles, tous ceux qu’il lui sera donné de rencontrer.

 

Laurent SCHLUMBERGERpasteur,
président du Conseil national
de l’Église protestante unie de France

Protester pour Dieu, protester pour l’Homme

Protester pour Dieu, protester pour l’Homme
Article extrait du site de l'Epudf

L’Église protestante unie de France inaugure le samedi 11 octobre 2014 le lancement des manifestations à l’occasion des 500 ans de la Réforme.

Luther a affiché 95 thèses en 1517 suscitant par ce geste, l’élan de la Réforme dans l’Europe de la Renaissance. Cette journée nationale intitulée : 2017 nos thèses pour l’Evangile est le premier temps des rencontres organisées dans toute la France pour préparer les manifestations publiques qui auront lieu dans 35 pays en 2017.
De nombreuses initiatives sont donc prévues dans les paroisses de l’Église protestante unie de France ce 11 octobre. L’axe de réflexion : Protester pour Dieu et protester pour l’Homme sera un temps privilégié de dialogue et de débat sur les convictions actuelles des protestants aujourd’hui dans la société.

Pour cet événement, un site web est dédié www.theses2017.fr avec un espace de dialogue où chaque semaine une question fondamentale est proposée. Ce site recense toutes les manifestations locales et régionales. Cette journée de lancement s’ouvre ainsi au plus grand nombre : aux protestants certes, mais plus largement à tous les chrétiens et à tous les acteurs de la société civile.

Cinq siècles après, les protestants souhaitent afficher leur foi et leurs convictions pour contribuer aussi par leurs réflexions et leurs engagements à une société plus solidaire et fraternelle pour être des témoins de l’Évangile aujourd’hui.

Daniel Cassou   Secrétaire national, chargé de la communication

Culte protestant à la chapelle de Guermiette – St Etienne de Baïgorry

CULTE PROTESTANT A LA CHAPELLE DE GUERMIETTE

A Saint Etienne de Baïgorry

Avec le Pasteur Nathalie Paquereau

Un samedi par mois à 10 Heures.

Pour de plus amples renseignements tel au 05 59 37 41 77

 

chapelle-guermiette

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Conférence « Au jardin des plantes de la Bible »

logo-ajcfLa section basco-landaise de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France organise une conférence sur le thème

« Au jardin des plantes de la Bible »

Dimanche 14 septembre 2014
17h30
au Temple protestant EPUdF , 20 rue Albert premier 64100 Bayonne

Conférencier: Jean Paquereau

Auteur de l’ouvrage « Au Jardin des plantes de la Bible», il est Chevalier du
Mérite agricole, horticulteur-pépiniériste à la retraite.
Membre actif de la Société d’Horticulture d’Orléans et du Loiret.
Membre de la communauté protestante d’Orléans (Eglise Protestante Unie de
France).

Entré libre – libre participation aux frais.

Contact:  ajc.bayonne@neuf.fr

Télécharger l’affiche: Affiche-Paquereau-14-sept-2014

Quelques photos de la conférence