Archives de catégorie : Activités

L’histoire de la religion protestante

L’histoire de la religion protestante

Au-delà de toutes les choses du monde, certains prétendent qu’il existe un être suprême qui gouverne le ciel et la terre. Pour mieux le louer et l’adorer, diverses religions, dont le christianisme, sont nées. Suite aux accusations des maux qui minaient l’Église catholique, le protestantisme a vu le jour. Cette religion défend certaines valeurs qui placent la Bible comme le pouvoir absolu en matière de vérités religieuses. Quelles sont les origines de la religion protestante ? Qui sont les fondateurs du protestantisme ? Quelles en sont les pratiques et croyances ? Qu’est-ce qui différencie la religion protestante de la religion catholique ? Quel est son impact sur la vie sociologique de monde ? Comment s’étend-elle dans le monde ? Voici quelques questions dont les réponses vous permettront de tout savoir sur l’histoire de la religion protestante !

Origine du protestantisme

L’humanisme des XVe et XVIe siècles a renouvelé les connaissances, encouragé l’étude des textes anciens et favorisé la lecture directe de la Bible. L’invention de l’imprimerie a permis une plus grande diffusion des textes. Cela a grandement favorisé la Réforme protestante. Au début du XVIe siècle, les conditions de vie sont plus qu’incertaines, et les chrétiens craignent la fin du monde et le jugement de Dieu. L’Église catholique a proposé diverses solutions pour apaiser les craintes, notamment la vente d’« indulgences ». Mais, certaines personnes ont vivement critiqué ces pratiques et appelé à une réforme de l’Église catholique. Progressivement, cela a conduit à une crise religieuse et politique qui a donné naissance à une nouvelle foi : le protestantisme.

Signification de « protestant »

La signification du mot « protestant », qui est un terme religieux, remonte au XVIIe siècle. En effet, des princes allemands, convaincus que les thèses de Luther étaient une véritable critique de l’Église catholique, ont protesté contre les mesures répressives prises à son encontre par Rome. Des réformateurs comme Luther et Calvin ont diffusé de nouvelles idées, comme le concept du salut par la foi seule par la grâce de Dieu et les Saintes Écritures. Ces idées ont eu un effet profond dans toute l’Europe, mais elles ont vraiment pris racine dans le nord. Cela a conduit à la rupture de l’unité politique de nombreux États et au déclenchement de guerres de religion entre les pays catholiques et protestants. Le mouvement de la réforme protestante n’a pas eu que des conséquences religieuses, mais également sociales et politiques.

Les fondateurs du protestantisme

Au 16e siècle, la religion protestante est née, et sa création résulte de plusieurs actions menées par de grandes personnalités. Ces personnalités se sont battues corps et âme, et ce, contre plusieurs doctrines et personnalités de la religion catholique. Au rang des grandes figures de la période ayant donné naissance à cette religion, on distingue 3 hommes.

L'histoire de la religion protestante

Martin Luther (1483-1546)

Martin Luther est un théologien augustinien et un professeur d’université. Il est le fondateur de la religion protestante et celui qui a façonné puis changé le cours de la civilisation occidentale. En s’interrogeant sur les questions de l’au-delà et du salut que représentait le christianisme de son époque, il a trouvé des réponses à certaines questions. Ces questions sont tirées de la lettre de Paul aux Romains. Pour lui, le salut de l’âme est donné par Dieu après un examen de conscience personnel et une confession des péchés sans, nécessairement, passer par l’Église. Selon Martin Luther, le pape n’a pas d’autorité, puisque la seule autorité qui puisse exister vient de la Bible.

Jean Calvin (1509-1564)

Jean Calvin est un théologien et un prêtre incarnant la réforme du protestantisme. Après des études de droit, il met fin à ses relations avec l’Église catholique en 1530, se réfugiant d’abord à Bâle, puis à Genève, où la Réforme protestante est lancée avec succès. Des révoltes populaires ont eu lieu, non sans violences de toutes sortes. Contrairement à Luther, Jean Calvin a tenté d’organiser la vie urbaine. Avec son approche permettant plus de liberté, Calvin a eu le plus grand impact sur l’économie avec sa réforme. Cependant, Jean Calvin préconise la création d’écoles gratuites et obligatoires.

Henri VIII (1491-1547)

La Réforme protestante est adoptée par l’État anglais. C’est le célèbre souverain Henri VIII qui rompt avec Rome en 1534 et devient le chef de l’Église d’Angleterre. Le roi d’Angleterre veut s’affranchir du Vatican, car il veut changer d’épouse : son union avec Catherine d’Aragon n’avait pas donné d’héritier mâle, et il était amoureux d’Anne Boleyn.

Bien qu’il existe des différences de lieu, les trois principaux courants du protestantisme partagent les mêmes points. La première est que la Bible est l’autorité ultime en matière de vérités religieuses. La seconde est que l’homme n’est sauvé que par la grâce de Dieu. La troisième est que l’homme peut intercéder pour lui-même et pour les autres auprès de Dieu sans passer par les autres.

Les différences avec l’Église catholique

En dépit des multiples points communs entre le catholicisme et le protestantisme provenant tous deux de la branche occidentale du christianisme, il y a plusieurs différences entre le protestantisme et le catholicisme.

Importance et place de la Bible

En réalité, les protestants se basent exclusivement sur la Bible comme la principale référence de leurs enseignements. En particulier, ils rejettent la Tradition, qui est une autre source dogmatique dans le catholicisme. Ils insistent sur le rôle du Saint-Esprit pour accéder à une véritable compréhension de la signification du message biblique. Les protestants sont généralement très troublés par la publication de nouvelles doctrines par l’Église catholique romaine, telles que l’Immaculée Conception, le pouvoir infaillible du pape et l’Assomption de Marie.

Importance et rôle du prêtre

Les protestants ne donnent pas à leurs prêtres un rôle particulier. Les prêtres sont des conseillers et des théologiens universitaires dont le rôle est d’éduquer et de guider les fidèles. Ils sont chargés du culte et de l’administration de la Cène, mais ils sont formalisés par l’Église au nom du bon ordre et de la discipline. C’est l’ensemble du corps des croyants qui est doté du sacerdoce. En effet, au sein de l’Église catholique, le prêtre prononce les mots de la confession et octroie le pardon de Dieu en proclamant l’absolution. Dans l’Église protestante, pendant la liturgie, le prêtre rappelle aux fidèles la promesse de Dieu à ceux qui confessent sincèrement leurs péchés et croient en lui. Le reste se fait directement entre le croyant et Dieu.

Les sacrements

Les protestants ne reconnaissent que deux sacrements (baptême et communion), contre sept pour les catholiques (baptême, communion, confirmation, réconciliation, mariage, ordination et onction des malades). Cependant, certains de ces rituels existent dans une moindre mesure comme la confirmation ou la confession commune des péchés au cours du culte ou en personne dans la prière secrète. Les protestants n’ont pas le sacrement de réconciliation (dialogue avec un prêtre), et le prêtre de la communauté paroissiale ne jouit pas du don de remise des péchés.

L’ordination (des prêtres luthériens) ou la reconnaissance des offices (des prêtres réformés) remplace l’ordination sacerdotale. Mais, elle s’en distingue par sa forme et son fondement théologique. La question du sacerdoce reste la principale différence entre les conceptions catholique et protestante de l’Église. Les mariages protestants, qui sont moins sacrés, peuvent être rompus, et les églises protestantes acceptent souvent les mariages ultérieurs.

La prière à la vierge Marie

Chez les catholiques, Marie étant la mère de Jésus-Christ doit être priée. Les catholiques stipulent qu’on peut faire recours à elle pour avoir des grâces auprès de son fils Jésus. Les protestants ne partagent pas ce point de vue. Selon eux, le chrétien peut dialoguer avec Dieu sans passer par Marie ou les Saints. À cela il faut ajouter que les chrétiens sont les seuls qui peuvent rendre des comptes à Dieu. En revanche, ils reconnaissent l’existence de Marie, mais refusent de lui accorder une place plus grande que celle qui lui a été donnée dans la Bible.

Pratiques et croyances protestantes

La doctrine protestante se fait exclusivement sur la base des écrits sacrés, c’est-à-dire la Bible, qui se présente sous la forme de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Bien qu’ils soient intéressants et pleins de sens, les ouvrages deutérocanoniques sont considérés par les réformateurs comme des ouvrages non fondamentaux pour la foi. De ce fait, ces ouvrages ont été retirés de la bible protestante depuis un bon moment, au XIXe siècle plus précisément.

Les protestants croient donc à la résurrection et à la vie éternelle. Comme toutes les dénominations chrétiennes, la résurrection de Jésus-Christ et le salut qui en résulte peuvent être considérés comme le point le plus important de la foi. Les principales pratiques de cette église sont les mêmes que celles de l’Église catholique (prières, lecture de la Bible, culte dominical et participation au repas du Seigneur, appelé Cène).

Comme les autres chrétiens, les protestants croient en un Dieu créateur, et participent, entre eux ou dans le cadre d’initiatives oecuméniques, à des actions de protection de la création. Le baptême et la sainte communion sont les deux seuls sacrements chez les protestants qui partent du principe que selon le témoignage des textes bibliques, seuls ces deux actes ont été institués par Jésus-Christ. Dans certaines églises protestantes, le baptême n’est donné qu’aux adultes, tandis que d’autres églises permettent que le baptême des enfants soit largement choisi et pratiqué.

Comment se porte la religion protestante dans le monde ?

De nos jours, le protestantisme se manifeste majoritairement en Amérique du Nord, en Europe du Nord et en Afrique. Elle est fortement implantée et se développe en Amérique du Sud et en Asie de l’Est, notamment en Chine et en Corée du Sud. Les estimations du nombre de protestants dans le monde varient considérablement, selon que l’on considère uniquement les protestants « historiques », qui sont environ 350 millions, ou que l’on inclut les descendants (baptistes et autres églises), évangéliques, de la « Réforme radicale » (toujours au XVIe siècle, mais aussi plus tard), qui, en 2011, étaient plus d’un demi-milliard dans le monde.

Parmi les évangéliques, on estime à plus de deux cents millions le nombre de pentecôtistes dans le monde. Les évangéliques et le mouvement pentecôtiste (apparu au début du XXe siècle et mettant l’accent sur le « baptême du Saint-Esprit ») sont très dynamiques et ne cessent de croître dans le monde entier (Amérique latine, Afrique, Asie, etc.).

Ces dernières années, le calvinisme a fait l’objet d’un renouveau en Amérique du Nord. En 2009, plusieurs statistiques permettent de décrire le nouveau calvinisme comme l’une des « dix idées qui changent le monde », et ses adhérents sont principalement des baptistes réformés et des baptistes du sud. Actuellement, ce sont les États-Unis et la Corée du Sud qui envoient le plus de missionnaires dans le monde. Enfin, la Chine continentale a développé, de manière indépendante, un protestantisme non confessionnel très dynamique, en partie au sein de l’église officielle et en partie en dehors, qui compterait environ 60 millions de croyants.

L’influence sociologique du protestantisme

Le protestantisme, qui promeut la lecture en incitant chacun à lire la Bible, a toujours eu une passion pour l’éducation. L’influence du protestantisme sur l’éducation est particulièrement forte en France sous la Troisième République, où Jules Ferry compte plusieurs personnalités protestantes dans son entourage. En particulier, Ferdinand Buisson (qui conçoit les grandes lois scolaires de 1881-1885 et crée les établissements d’enseignement supérieur de Saint-Cloud et de Fontenay-aux-Roses), Félix Pécaut et Jules Steeg.

L’éducation féminine doit également beaucoup au protestantisme, puisque madame Jules Favre est la fondatrice de l’École Normale Supérieure de jeunes filles de Sèvres et l’inspiratrice de la pédagogie de toute une génération d’enseignantes. En 1885, 22 % des écoles secondaires de jeunes filles ont des élèves protestants, 10 % des enseignants protestants et 25 % des directeurs protestants.

Dans la vie économique, les calvinistes et les puritains contribuent largement à la formation du capital. Ainsi, les activités industrielles, commerciales et bancaires protestantes ont prospéré sur le long terme. Des alliances judicieuses entre les familles protestantes ont également contribué à consolider et à diversifier ces activités économiques. De nombreuses entreprises françaises encore en activité aujourd’hui ont été créées par des protestants et connaissent toujours un grand succès. Toutefois, il est à noter qu’au-delà de la vie sociologique, la religion protestante à impacter beaucoup d’autres secteurs.

Écume protestante

Écume protestante sur la côte basque

Partons à la rencontre de l’Église de la côte basque, composée de peu d’autochtones mais qui a des activités bien ancrées.

 Un contenu proposé par Ensemble – Sud-Ouest

Publié le 18 septembre 2020

Malgré sa proximité avec le Béarn, le pays basque reste une terre catholique. Comme ailleurs en France, la Réforme y est parvenue par les voies commerciales, mais elle y a été réprimée. Toutefois, depuis deux siècles, une communauté d’arrivants alsaciens, béarnais, ivoiriens, malgaches, néerlandais, parisiens et poitevins y exerce le culte librement.

Aujourd’hui, la communauté rassemble deux cent cinquante foyers, une quinzaine d’actes pastoraux, une dizaine d’enfants à l’école biblique, un journal mensuel, une page Facebook, un week-end paroissial (œnologique, famille ou autre) par an, etc. À s’en tenir à ces seuls chiffres, cette paroisse semble en bonne santé. Cependant, il n’y a que deux adolescents au catéchisme, vingt-cinq personnes en moyenne aux cultes tous lieux confondus, sept conseillers presbytéraux, un groupe d’éclaireuses et éclaireurs unionistes qui n’arrive pas à décoller. Cette réalité s’explique par l’âge de ses membres et les défis que traverse notre Église protestante unie. En effet, son renouvellement est essentiellement lié à l’installation sur la côte basque de retraités venus d’ailleurs. Cet apport très positif ne compense pas le manque de jeunes ménages et d’autochtones nécessaires à la pérennité de ses activités. Son plus grand défi est donc « démographique ». Le second défi tient à l’étendue de la paroisse. Comment faire Église lorsqu’il y a quatre-vingts kilomètres entre le temple de Soorts et la petite communauté de Baïgorry, que les accès aux temples sont malaisés dans les villes très touristiques de Biarritz et Bayonne, et que les paroissiens sont dispersés sur un territoire qui fait la moitié du département ?

Des atouts

Son principal atout réside dans un noyau de paroissiens très impliqués, notamment au conseil presbytéral comme dans des associations et activités satellites de la paroisse, telles que : Jeanne Barthélémy à la Cimade, Madeleine Jolly à l’Amitié judéo-chrétienne et au groupe interreligieux, Nicole Couraud au Forum des chrétiens en mouvement et la JMP, Jocelyne Michel, Pierre Soubeyran et William Baillo  à l’Entraide, Jean Déaux à l’Acat. Ils donnent ainsi à l’Église une visibilité territoriale. De plus, la communauté peut compter sur une demi-douzaine de prédicateurs laïcs, avantage non négligeable en période de vacance pastorale.

Des réussites

Parmi les réussites, il faut noter le rôle majeur de notre Église au sein du groupe œcuménique basque d’Église verte depuis 2018 : neuf communautés catholiques et protestantes impliquées, dont Isabelle Bousquet est la coordinatrice. Le ciné-catéchisme, organisé par Nadia Savin depuis cinq ans, fidélise un petit groupe d’ados. La bonne acoustique du temple de Bayonne permet l’organisation de concerts, dont un durant les fêtes de Bayonne, et l’enregistrement de disques. Mais ce qui distingue le plus l’Église est sa position géographique, lieu de passage transfrontalier pour la capitale et l’Europe du nord. À cet égard, le conseil presbytéral se souviendra longtemps avec émotion de ce soir d’hiver où, en séance, il a entendu frapper à la porte du temple de Bayonne deux jeunes émigrés en quête d’un repas et d’un hébergement pour la nuit. À l’initiative de sa pasteure d’alors, Nathalie Paquereau, et du conseil presbytéral, la paroisse a ouvert ses locaux à l’automne 2018 pour loger des femmes et des jeunes de passage, le temps de quelques nuits. Aujourd’hui, c’est le docteur Jean Déaux, conseiller presbytéral, qui est le plus actif, en charge des problèmes de santé des migrants au sein du collectif Diakité. Les temples accueillent régulièrement les expositions de notre réseau : « Femmes et protestantisme » en 2019, « Martin Luther King » en 2018, « Martin Luther : Portes ouvertes à…  » en 2017, « Église de témoins » en 2015.

Des projets

L’ambition essentielle du projet de vie d’Église adopté en 2019 est d’assurer la pérennité de l’Église et, si possible, son développement, en commençant par consolider l’existant. Les distances et la pyramide des âges conduisent à imaginer pour aujourd ’ hui, et su r tout pou r demain, des nouveaux moyens pour continuer à faire Église ensemble ; par exemple développer un covoiturage efficace notamment auprès de personnes âgées ou sans voiture, améliorer les outils de communication… À cet égard, la période de confinement a déjà permis de tester les cultes et prières à distance. Il s’agit ensuite d’ouvrir large les portes et fenêtres de la paroisse pour donner à voir ce qu’elle est. Ceci passe par l’organisation d’événements comme les « apéros prots », soirées pour découvrir le protestantisme, des conférences-débats ouvertes à toutes les sensibilités, lancés par Georges Casenave pour témoigner de notre message et peut-être ainsi permettre à certains de nous rejoindre.

La communauté, quelques chiffres

3 temples : Soorts, Bayonne, Biarritz

2 communautés (St-Jean-de-Luz et Baïgorry) célébrant dans des lieux catholiques

1 culte hebdomadaire l’hiver, 2 à 3 l’été 2 à 3 fêtes paroissiales/an : Avent, printemps, début de l’été 

5 enterrements/an

6 baptêmes/an

3 bénédictions de mariage/an 

tous droits réservés – regardsprotestants.com

Eglise Verte

« Cep de vigne » deviendra « Figuier » puis « Cèdre »…

Connaissez-vous ce logo ? Il a commencé à fleurir à plusieurs endroits de la paroisse et n’a pas fini son « invasion ». Il s’agit du logo du label « Eglise Verte », démarche déjà présentée dans le Sarra Info de Novembre-Décembre et dans laquelle la petite équipe de volontaires a avancé. Notre communauté est en effet maintenant officiellement membre de ce réseau national qui encourage les paroisses chrétiennes dans leur démarche de respect et de sauvegarde de la Création.

Cela commence par un éco-diagnostic qui fait le bilan de nos pratiques, actions, événements, locaux… sous l’angle de l’écologie. Par exemple, parmi les 84 sujets évalués : La célébration de certains dimanches est particulièrement dédiée au respect de la création (le temps pour la création, fête des récoltes, etc…) ? La récupération de l’eau de pluie (par exemple pour les WC ou l’arrosage) ? La gestion du terrain de manière à développer la biodiversité (ex : gestion différenciée des plantations, nichoirs et nourritures pour oiseaux, hôtel à insectes, ruches…) ? La notation de chaque item aboutit à un score final. Ce n’est pas une fin en soi, mais il donne une idée de la progression de la paroisse au fil du temps car le diagnostic est répété chaque année. Aujourd’hui nous sommes déjà au niveau 2 sur 4 (« cep de vigne », avec l’espoir de devenir « figuier » puis « cèdre du Liban »…). Le réseau Eglise Verte nous accompagne et nous aide en permettant d’échanger les bonnes idées et de partager des retours d’expérience. Cette démarche, si elle est animée par une équipe, est l’affaire de tous les membres de la paroisse car elle touche toutes nos activités. Loin de vouloir être moralisatrice ou culpabilisatrice, notre volonté est de donner une place à la préservation de la Création dans notre vie spirituelle, qui se traduise aussi dans la vie quotidienne. En effet, nos choix de chrétiens concernent aussi cet engagement écologique, et comme dans les autres domaines (bienveillance, respect des droits, accueil…) chaque action, petite ou grande, compte. Beaucoup d’entre nous font (ou essaient de faire) cette démarche à titre personnel. L’intérêt de la vivre en paroisse est de partager ensemble et découvrir les sujets portés par les autres … et aussi de bien réfléchir pour les adapter à la vie en collectivité ! Quelques actions se mettent en place : les arceaux vélos, le compost et les petites affiches de tri des déchets, qui ont déjà suscité des échanges avec d’autres paroisses locales ; et bien d’autres vont suivre. Comme d’habitude toutes les idées et les bonnes volontés nous intéressent, alors n’hésitez pas à participer.
Pour l’équipe « Eglise Verte »
Nicolas Montoya

Pourquoi le label Église verte ?

  • Parce que nous croyons que Dieu se révèle par son œuvre, et qu’il l’a confiée aux hommes qui doivent la cultiver et la garder,​
  • Parce que la vie sur terre est une bénédiction et montre l’amour de Dieu, et qu’agir pour la préserver est une façon d’aimer son prochain et d’agir pour la justice, 
  • Parce que la crise écologique nous engage à entendre le cri de la terre qui “gémit en travail d’enfantement” (Rm 8,22) et à choisir, dans l’espérance, des modes de vie qui préparent l’émergence d’une création nouvelle maintenant et au-delà, 
  • Parce que le peuple de Dieu peut prier et agir pour apporter cet espoir au monde,
  • Parce que nous avons conscience que c’est en nous convertissant ensemble que nous arriverons à bâtir ce monde plus juste et écologique nécessaire à la survie de l’humanité,​

Extrait du site https://www.egliseverte.org/